mardi 23 juin 2015

De retour sur les internets (bis)

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Oui, bon, OKER, je suis la blogueuse la plus nulle de tous les temps.

Je vais prendre mon courage à deux mains et je vais revenir par ici.

lundi 10 mars 2014

De retour sur les internets !

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Je suis de retour sur les internets, n'est-ce pas merveilleux ? Non ? D'accord.
Allez zou, je m'en vais faire le tri dans mes anciens billets, et accessoirement, je vous en promet de nouveaux.
Dernier article : Septembre 2012, ah ouais quand même.
Je suis toujours étudiante, toujours vendeuse, toujours blonde... Ah !
Kiss Kiss

mardi 4 septembre 2012

Barbe Bleue, Amélie Nothomb

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Chaque fin d'été annonce la rentrée littéraire, et comme chaque année Nothomb nous fait découvrir son nouveau roman, comme chaque année il arrive à rejoindre ma bibliothèque, comme chaque année j'éprouve une légère déception. 

Barbe bleue reprend le conte de Perrault, on y retrouve la richesse du personnage (ici nous avons affaire à un aristocrate Espagnol), mais également la disparition mystérieuse de ses épouses. Dans la version, modernisée, d'Amélie Nothomb, il n'y a pas d'épouse, mais des colocataires. En effet, Don Elemirio Nibal y Milcar, homme retiré du monde, recherche la compagnie des femmes, sans pour autant les épouser ou quitter son cocon douillet, sa solution fut de trouver des colocataires, exclusivement féminines, pour ce faire, il propose à la location une chambre au sein de son somptueux appartement pour seulement 500 € mensuel. Une aubaine ! C'est exactement ce que se dit Saturnine qui décide de quitter la chambre qu'elle occupe à Marne la vallée chez une de ses amies. Mais bien des pièges viennent troubler ce bon plan : le propriétaire des lieux possède une bien mauvaise réputation, ces anciennes colocataires, toutes féminines ont toutes disparues mystérieusement, la présence d'une pièce interdite (appelée la chambre noire) interpelle notre protagoniste. 

On retrouve, dans ce 21éme roman de l'auteur, des personnages aux noms extravagants, de nombreux dialogues, une fin surprenante et rapide, des termes peu utilisés ponctuent le récit. Pendant ma lecture, je n'ai pas pu me détacher de mon souvenir d'Hygiène de l'assassin, on y retrouve également un personnage féminin qui, par le biais (truchement, comme l'utilise si souvent Nothomb) du dialogue arrive à percer les secrets macabres de son interlocuteur. 

Néanmoins je reste sur ma faim, une lecture beaucoup trop rapide (gros caractères, des pages beaucoup trop aérées par des blancs typographiques), et le sentiment de me faire rouler (16,50 € pour environ deux heures de lecture), j'attend encore un roman qui me transporte, comme ceux que je lisais quand j'étais adolescente, mais je me demande si je n'ai pas aiguisé mes goûts littéraires... 


mercredi 13 juin 2012

Sommeil de Haruki Muramaki

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Encore une fois je suis tombée sous le charme de la plume de cet auteur japonais. Cette-fois-ci j’ai opté pour un court récit, une nouvelle, ce qui tranche clairement avec le pavé de Kafka sur le rivage (qui reste mon favori).
Murakami, dans cette nouvelle, ne change pas ses  habitudes, on retrouve une écriture onirique,  un récit énigmatique, car Murakami ne livre jamais toute l’histoire, il y a ce brin de mystère et c’est à chaque lecteur de découvrir les réponses aux questions qu’il se pose.
Dans sommeil, Murakami nous livre l’histoire d’une femme, d’une épouse, d’une maman, qui depuis 17 nuits n’arrive pas à dormir, cette insomnie survient après un rêve éveillé ayant marqué la jeune femme. Pendant ces 17 nuits, elle redécouvre des plaisirs oubliés comme la lecture, le chocolat ou encore la dégustation de cognac. Elle se met aussi à sortir en pleine nuit, dans sa voiture, afin de penser ou encore d’observer la nature, le ciel étoilé. Cette épouse se pose également beaucoup de question sur sa vie, qui lui semble, désormais, qu’une répétition, chaque jour le même schéma, une vie finalement banale et ennuyante : le matin elle se lève, prépare le petit déjeuner, dit au revoir à son fils et à son mari, fait les courses, fait à manger, puis elle va nager, pour ensuite faire le diner et se coucher. Elle semble se demander si elle ne serait pas devenue folle, si elle ne serait pas en train de mourir, et si mourir n'était pas ce que l'on croit ?
Murakami, en plus de nous raconter la vie de cette femme (qui ne porte d’ailleurs pas de nom et qui pourrait être, de ce fait, n'importe qui), nous livre une jolie apologie de la lecture, et plus particulièrement son amour pour les auteurs russes comme Tolstoï (avec plusieurs évocation à Anna Karenine) et Dostoïevski.

Source :  lePoint.fr
Attention, quelques spoilers ce sont glissés dans la suite de cet article.



J’ai interprété cette fin comme un réveil, finalement, ce n’est pas 17 nuits qu’elle a passé sans dormir, mais 17 nuits à dormir profondément. Ces deux inconnus qui viennent la surprendre dans sa voiture, sur ce parking, ne sont en fait que deux individus essayant de la réveiller. Ce qui explique pourquoi, pendant ces jours, elle n’effectuait que des actions qu’elle avait déjà réalisée lorsqu’elle était plus jeune. Relire Anna Karénine, manger à nouveau du chocolat (chose qu’elle n’a pas fait depuis qu’elle est épouse), elle fait alors appel à des souvenirs (ce ne sont donc plus des actions). Cette théorie est en concordance avec le titre de cette nouvelle : Sommeil (et non Insomnie).  La fin de cette nouvelle en a surpris plus d’un, mais j’ai envie de dire que chacun l’interprète comme il l’entend, parfois, pour comprendre une œuvre, il faut faire marcher son imagination. C’est vrai que la fin coupe une scène en pleine action (la seule dans cette nouvelle), mais pour moi elle peut être expliquée.


En bref : Une jolie nouvelle pour découvrir Murakami, les dessins de Kat Menschik accompagnant l’édition nous plonge d’autant plus dans cet univers onirique.
En plus : Une jolie fin qui offre à chaque lecteur le pouvoir d’interpréter l’ensemble de la nouvelle, une écriture fluide. 
En moins : Rien à redire.