lundi 4 janvier 2010

La femme de l'Allemand, Marie Sizun

Marie Sizun peint dans ce roman les liens conflictuels existants entre une fille modèle et une mère malade, dans un contexte historique difficile : l'après guerre. Le titre du roman quant à lui évoque une absence d'enfant, Marion, la fille n'existe pas, elle est exclue, elle est passive : elle subie. Il n'y a que cette Femme et l'Allemand. En effet la vie de Marion va être guidée par ses deux protagonistes : l'un va lui inspirer des passions nouvelles malgré son absence, tandis que l'autre la forcera à apprendre la dure loi de la vie.
Cette œuvre, empreint de souvenirs enfantins, n'est pas sans nous rappeler une œuvre de Marguerite Duras : L'amant, où les liens conflictuels existants entre mère et fille existent. Le style d'écriture pourrait lui aussi être assimilé à Nathalie Sarraute avec Enfance, où le narrateur externe relate les souvenirs enfantins à la seconde personne du singulier.
La névrose de la mère, cette interminable chute, ce sentiment de cercle vicieux est présent durant tout le récit, le seul fait marquant auquel le lecteur peut prédire son inévitable arrivée, contrastant avec la vie changeante de Marion, qui grandira au sein de ce cocon malsain.

Pour qui s'adresse ce livre ? Aux femmes principalement ; aux lecteurs occasionnels car ce livre se lit presque d'une seule traite, les chapitres sont brefs et l'écriture reste dans l'ensemble simple ; aux amateurs de Nathalie Sarraute et Marguerite Duras, qui je l'espère s'accorderont sur mon rapprochement entre ces trois auteurs.
Editeur : Arléa
Édition : Le livre de poche

3 commentaires:

Sybille a dit…

Oh, je veux absolument le lire, il est dans ma liste à lire, je ne l'ai pas encore acheté mais ça ne devrait tardé ! J'espère ne pas être déçue mais ton résumé me donne encore plus envie de le découvrir !

Alicia a dit…

Il m'attend toujours dans ma PAL x)
Je sais pas quand je le lirai, mais merci de me l'avoir conseillé ^^

Sindy a dit…

Vous m'en direz des nouvelles :)
C'est vraiment un livre à ne pas manqué, il ouvre un peu plus les lourdes porte d'une maladie encore peu reconnue comme tel en France.