lundi 11 janvier 2010

Notre Besoin de consolation est impossible à rassasier, Stieg Dagerman

"Et, lorsque la dépression arrive finalement, je suis aussi son esclave. Mon plus grand désir est de la retenir, mon plus grand plaisir est de sentir que tout ce que je valais résidait dans ce que je crois avoir perdu : la capacité de créer de la beauté à partir de mon désespoir, de mon dégoût et de mes faiblesses."

Ce cours texte d'une vingtaines pages, écrit par Stieg Dagerman s'apparente beaucoup plus à un texte philosophique qu'à une simple nouvelle. En effet l'auteur nous évoque ses sentiments personnels, son ressenti sur la vie, sur sa vie. Lorsque que l'on connait la vie de l'auteur, on peut considérer que cet écrit  sonne comme son testament. En effet Stieg Dagerman se donna la mort juste après avoir publié son texte.
Le texte commence relativement mal, l'auteur y évoque une impossibilité de l'être humain à rassasier son besoin de consolation, durant toute la narration l'auteur va alors se demander à quoi sert la vie, il tente alors de donner une raison valable à l'absurdité de la condition humaine. Néanmoins ce pessimiste prenant se termine à la fin du texte, la possibilité d'un suicide de l'auteur est alors pour le lecteur impensable.
Cet écrit est marquant pour tout lecteur, comme tout texte plus ou moins philosophique il nous amène à réfléchir nous aussi à notre vie, à notre condition humaine. On adhère où l'on adhère pas aux idées de l'auteur, mais quoi qu'il arrive nous ne pouvons pas être indifférent .

Pour qui s'adresse cet ouvrage ? Pour tout le monde ! Il est certes difficile si le lecteur ne possède pas une fine base de philosophie, mais il reste très court, chaque paragraphe peut se lire à part, car ils possèdent tous une idée bien distincte des autres. Pour les plus curieux, le texte se trouve sur internet : notre besoin de consolation.

Editeur : Actes Sud
Collection : Mémoire Journ

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