lundi 25 janvier 2010

Suicide, Edouard Levé

"La mort est un pays dont on ne sait rien, personne n'est revenu pour le décrire"

L'œuvre écrite par l'auteur, photographe et artiste Edouard Levé ne peut pas réellement être dissociée de la vie de l'auteur. En effet, après avoir eu la confirmation que son écrit serait publié, Edouard Levé se donna la mort par pendaison dix jours plus tard. Pour comprendre ce texte, il faut donc d'abord commencer par comprendre son auteur, en ayant lut et effectuer quelques recherches nous pouvons apprendre que l'auteur possédait déjà quelques signes distinctifs d'un mal-être, en effet ce dernier avait détruit toutes ses peintures.
Pour en revenir à l'œuvre, le narrateur s'adresse aux lecteurs (ou plus particulièrement à un ami qui se serait tué en se tirant une balle dans le crane) par la seconde personne du singulier. Le lecteur est alors amené à pensé à un récit fictif, néanmoins des traces de la vie personnelles de l'auteur y sont présentes, comme par exemple le cour séjour à Bordeaux. D'autre part, certains souvenirs semblent si précis que l'on ai tenté de les ramener à l'auteur.
En ce qui concerne la forme de l'oeuvre, elle ne se découpe pas en chapitre, le lecteur est alors ammené à lire d'une seule traite ce cour roman de 112 pages. La fin de ce texte est complétement différent du reste du récit, en effet il se termine en tercets brefs mais poignants.
Le théme principal de ce roman est donc la mort, cette dernière est effectivement partout, de part une métaphore d'une montre perdu ou encore par une sanglante scène d'un concert de rock.
L'image choisie par l'édition de poche Folio, est quant à elle tout à fait intéressante, c'est une photo d'Edouard Levé, elle nous présente trois hommes, néanmoins ces trois hommes sont réduits à de simple corps de chair, ils n'ont aucune humanité, ils n'ont aucune identité : on ne voit pas leur visage, on ne voit presque pas leurs peaux. Cette vision de l'homme est tout à fait significative de la vision de l'auteur dans Suicide.

Pour qui s'adresse ce roman ? A tout ceux qui se pose des questions sur la vie, ce roman nous amène de part l'image d'un homme stoïque mais paradoxalement sensible à réflechir sur notre condition humaine ; à ceux qui ont aimé Notre besoin de consolation est impossible à rassasier de Stieg Dagerman.

1 commentaire:

Sybille a dit…

hum, ce genre de récit sur la mort et tout ce qui s'y rapporte, je ne suis pas trop fan ! J'ai lu virgin suicides et ça m'a plutôt suffit lol ^^
En tout cas, je ne connaissais pas du tout cette œuvre !