lundi 12 avril 2010

Mal de Pierres, Milena Agus

« Dans chaque famille, il y a toujours quelqu’un qui paie son tribut pour que l’équilibre entre ordre et désordre soit respecté et que le monde ne s’arrête pas. »
Mal de Pierres de Milena Agus, c’est un peu l’histoire d’une grand-mère racontée par sa petite fille. Jusque là rien de bien intéressant au niveau de la narration. OLe lecteur fait une rencontre avec une jeune sarde « aux longs cheveux noirs et aux yeux immenses ». Nous y découvrons sa vie, son mariage forcé, son amant, son enfant, ses passions. Là où le livre prend tout son charme, se place au point de vue du narrateur, cette dernière ne juge pas, elle ne prend pas parti, elle tente alors de lever le voile de l’inconnu qui entoure les souvenirs de sa grand-mère. D’ailleurs le thème de l’inconnu est récurent dans ce roman, on ne connait pas l’amant, on ne connait de lui, mis à part sa rencontre avec la jeune Sarde et leur passion amoureuse. Le grand-père lui aussi reste très éloigné du récit, il est évoqué mais toujours en rapport avec sa femme. Mais l’inconnu se dévoile à la fin, après tout, on ne connait jamais vraiment les personnes qui nous entourent, ou pire, se connait-on nous même ? Qui sommes nous, des normaux, des fous ? Où est notre part d’imagination et où s’arrête le réel et le fictif dans nos souvenirs ? Car il est vrai que dans l’enchainement de nos souvenirs, rien n’est vraiment réel, on embellit certains passages, on les grossit son leur donne plus d’importance qu’ils n’en ont réellement. Cette question de mémoire autobiographique est aussi évoquée. Pour finir c’est un roman à découvrir, mais pas non plus indispensable.

Pour qui s’adresse ce livre ? Univers féminin, donc plus axé sur les femmes et jeunes filles, néanmoins les hommes pourront aussi s’intéresser à ce récit. Roman cours, style claire et simple, découpé en chapitre cours, il s’adresse donc aux « casual » lecteurs et à ceux qui n’ont que peu de temps pour lire (j’entends par là qu’on peut le lire aisément dans le métro).


Editeur : Liana Levi

Traduit de l'italien par Dominique Vittoz, traduit avec le concours national du livre.

Collection : Le livre de poche

1 commentaire:

Jémlyre a dit…

Il est sur ma liste à lire.