lundi 24 mai 2010

La philosophie dans le boudoir, Marquis de Sade

« Il n’y a pas d’horreur qui n’ait été divinisée, pas une vertu qui n’ait été flétrie »


Le marquis de Sade, ou Donatien Alphonse François comte de Sade est un auteur controversé du XVIIIème siècle. On lui doit notamment les œuvres tels que Les 120 journées de Sodome (adapté au cinéma) sous le nom de Salo ou les 120 journée de Sodome) ou encore la Philosophie dans le Boudoir. Dans ce dernier, le Marquis de Sade, alterne les récits érotiques et un discours philosophique. Il est intéressant de faire remarquer aux lecteurs, que les textes de ce Marquis ne furent reconnus qu’autour des années 1990, soit près de 200 ans après leur écriture. En effet, il fut publié dans la célèbre éditons de la pléiade en 1990.
La philosophie dans le boudoir, comme nous venons de l’évoquer, alterne donc, des récits sexuels très crus, où homosexualité et incestes règnent en maître, et récit érotiques. Ses récits, ne sont pas sans rappeler la narration de Choderlos de Laclos avec ses fameuses Liaisons Dangereuses. Mme de Saint-Ange représenterait Mme de Merteuil (d’ailleurs, Sade évoque lui-même cette ressemblance), et où Dolmancé serait le comte de Valmont, quant à la jeune fille en éducation, elle est représentée par Eugénie, prénom qui lui correspond tout à fait. La narration, s’alterne, donc, entre discours philosophique, en l’honneur des libertins, et la réalisation de ces principes, c'est-à-dire des actes sexuels. Néanmoins, en passant outre cet aspect érotique, le lecteur pourra apercevoir dans ce texte, une critique de la nouvelle politique en France de cette époque (beaucoup de changement, entre renversement de la monarchie et république).
L’œuvre est découpée en dialogue (premier dialogue, second dialogue etc.), et la narration est crescendo, c'est-à-dire qu’on part du plus supportable au plus insupportable (allant même jusqu’à une certaine forme de torture emprunte d’une morbidité).
Pour finir, c’est un livre que je conseille, à tous lecteurs ayant un cœur bien accroché.

Pour qui s’adresse ce livre ? Aux amateurs de romans libertins, à ceux auquel la sexualité n’est pas gênante, aux amoureux des belles lettres (ce n’est pas parce que c’est un roman libertin, que le Marquis de Sade ne possède pas une très belle écriture).

1 commentaire:

Jémlyre a dit…

Un écrivain que j'apprécie beaucoup !