lundi 14 juin 2010

Ernestine, Sade.

Le philosophe qui court le monde pour s'instruire, doit s'accommoder de toutes les mœurs, de toutes les religions, de tous les temps, de tous les climats, de tous les lits, de toutes les nourritures, et laisser au voluptueux indolent de la capitale ses préjugés, son luxe... Ce luxe indécent qui, ne contentant jamais les besoins réels, en crée chaque jour de factices aux dépens de la fortune et de la santé.

Le marquis de Sade est reconnu pour avoir écrit des textes à tendance érotique au XVIIIéme siècle. Néanmoins, nous ne retrouvons pas de l'érotisme dans la nouvelle Ernestine. La narration se présente comme un affrontement entre le bien et le mal, le bien étant composé de la jeune Ernestine, de son amant et de son père, de l'autre côté on retrouve le comte Oxtiern et Mme de la Scholtz. Ce mal, va aller du plus petit mensonge, au viol, voire même aux crimes.
Dés le début de la narration, le lecteur comprend que la fin ne peut être que tragique. La pièce semble s'assimiler à une tragédie grecque où la puissance malveillante semble s'abattre comme un destin inéluctable sur le personnage éponyme. C'est donc tout un stratagème que l'on pourrait nommé sadisme, que l'auteur va nous décrire.
C'est dans cette nouvelle que prend tout son sens l'adjectif sadisme, adjectif résultant de la littérature Sadienne,  les personnages prennent plaisir à faire le mal et ne s'en cachent pas.

Pour qui s'adresse cette nouvelle ? A tous les passionnées de belles lettres et du Marquis de Sade. A ceux qui ont envie de découvrir la littérature libertine du XVIIIéme siècle, car non, le XVIIIéme siècle ne se résume pas qu'aux philosophes des lumières !

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