lundi 28 juin 2010

Personne, Gwenaëlle Aubry

"Je ne sais pas quand je me suis dit pour la première fois "mon père est fou", quand j'ai adopté ce mot de folie, ce mot emphatique, vague, inquiétant et légèrement exaltant, qui ne nommait rien, en fait, rien d'autre que mon angoisse, cette terreur infantile, cette panique où je basculais avec lui et que toute ma vie d'adulte s'employait à recouvrir, un appel de lui et tout cela, le jardin, le soir d'été, la mer proche, volait en éclats, me laissant seule avec lui dans ce monde morcelé et muet qui était peut-être le réel même."

Gwenaëlle Aubry est professeur de philosophie à l'université. Le roman Personne,comportant 159 pages, est son cinquième roman, en outre il a reçut le prix Fémina 2009.
Gwenaëlle Aubry entreprend dans son œuvre autobiographique, la narration de ce qu'elle a connue de son père, sa vie, ses relations ainsi que sa maladie. Ce récit, composé en 26 chapitres, chaque chapitre reprend une lettre de l'alphabet (D comme Disparu, S comme SDF).
Cet avis, est, pour moi, dur à rédiger, car je n'ai pas aimé ce livre. J'y ai trouvé trop de notions philosophiques, beaucoup de répétitions (notamment dans les évènements rapportés). Le temps n'est pas linéaire, ce qui ne facilite pas la lecture et l'attachement à un personnage. Comme son titre l'indique, j'ai eu l'impression de ne suivre le récit de personne, qu'il n'y avait aucun personnage ; ce dernier, enfin cette personne, se perd dans la pléthore de livres déjà existants et traitants de la folie.

Pour qui s'adresse ce livre ? Aux amateurs de récit traitant de la folie ou de la bipolarité. A ceux qui ont aimé Mal de Pierres et La femme de l'Allemand.

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