vendredi 30 avril 2010

Sortie littéraire chez Babel en Mai

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Ce mois-ci, j'ai retenu pour vous, chez Babel, deux livres, l'un est un policier, l'autre un roman ayant pour thème la fiction.


Luiz Alfredo GARCIA-ROZA

Bon anniversaire, Gabriel !

Espinosa doit enquêter sur un assassinat qui n'a pas encore été commis, à la demande du futur assassin qui ignore le mobile du crime. Dans les rues de Rio, le vent de sud-ouest annonce toujours de fortes perturbations.




Nancy HUSTON

L'Espèce fabulatrice

"A quoi ça sert d'inventer des histoires, alors que la réalité est déjà tellement incroyable ?" "L'Espèce fabulatrice" est la réponse à cette question liminaire. Ou l'Art de la fiction, selon Nancy Huston.

lundi 26 avril 2010

Raison et Sentiments - Jane Austen

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« La violente émotion qu'elle éprouvait, dans les premiers temps, à l'idée d'abandonner chaque coin familier de cette demeure, s'était apaisée ; et, quand le sang froid lui revint et que son esprit fut capable d'autre chose que d'entretenir son chagrin en se repliant sur des souvenirs mélancoliques, elle ne souhaita plus que de partir. »
Jane Austen est une écrivaine d’origine anglaise, ayant vécue à la fin du 18ème siècle. On lui doit notamment, le très connu Orgueil et Préjugé, mais notre attention se portera cette fois-ci sur Raison et Sentiments. D’après le titre, nous pouvons d’or et déjà conclure que la narration se basera d’une part sur une raison et  d'autre part sur plusieurs sentiments. Cette déduction, que nous venons de faire, va s’avérer vrai.
En effet, les deux personnages principaux nous sont présentées, elles sont sœur, l’une (Elinor) semble incarner le raison tandis que Marianne incarne les sentiments. Néanmoins, toutes deux auront un parcours amoureux complexe et malheureux.
Le style de Jane Austen est très lourd, il chavire entre politesse et civilité. Son écriture traduit parfaitement les attitudes comportementales de ses personnages. La société anglaise de ce siècle, semble rythmée par des règles de politesse très strictes, ainsi, quand la jeune Marianne, se présente en publique avec un homme, cela semble être mal venu.
Jane Austen, a vécu une seconde jeunesse, via les blogs littéraire, néanmoins, je n’ai pas trouvé de raison à ce succès. C’est un livre à l’eau de rose, qui séduira les plus romantiques d’entre nous, mais c’est là, le seul intérêt que je lui ai trouvé. Cependant, je ne dis pas que ce roman est inintéressant, car chaque lecteur est à même de ce plonger dans ce récit, et de se dépayser complètement.

Pour qui s’adresse ce livre ? Aux femmes, principalement. Aux amoureuses de l’Angleterre de la fin du 18éme siècle/début 19éme siècle.

Christien Bourgois éditeur, 1979, pour la présente édition. 
Collection : 10/18
Traduit de l'anglais par Jacques Roubaud.  

lundi 19 avril 2010

La valse lente des tortues, Katherine Pancol

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« L'amour sans les détails, ajoute-t-elle, c'est la mer sans le sel, le bulot sans la mayonnaise, le muguet sans les clochettes.»

La Valse lente des tortue, s'annonce comme le second tome des aventures de Joséphine (le premier étant : Les Yeux jaunes de crocodiles). On y retrouve évidemment les personnages du premier roman, tel que Joséphine, Iris, Henriette, ou encore Marcel.
De nouveaux personnages, notamment le fils de Marcel : Junior, feront leur entrée, tandis que d'autres seront approfondis. Ces derniers sont essentiellement les enfants, qui dans le premier tome, étaient trop jeunes pour pouvoir avoir un fond narratif bien à eux. On y découvre l'univers de la mode à Londres, sous le regard d'Hortence, mais aussi les premiers émois d'une jeune fille, qui n'est autre que Zoé. Ce second tome, est donc plus accès sur l'apprentissage de la vie faite par les enfants des protagonistes du premier volume.

Une intrigue policière file la trame narrative de ce second opus, en effet un serial killer semble roder autour de l'appartement très réputé de Joséphine. Cette trame policière, semble cependant relativement vide car mise au second plan. L'auteur tente de nous emmêler les pinceaux, grâce aux pensées de ces personnages.

Là encore, nous retrouvons des personnages qui n'ont pas réellement changés, Joséphine a toujours aussi peu de confiance en elle, Henriette quant à elle, est toujours avide de pouvoir, entrainant sa fille Iris dans une supercherie afin de pouvoir reprendre le dessus sur son ancien mari. Ce roman reste très stéréotypé, les méchants ne peuvent pas changé, ils resteront quoi qu'il arrive plongés dans leurs vices.

Pour qui s'adresse ce livre ? A la gente féminine ayant lut et aimé Les Yeux jaunes des crocodiles.


Albin Michel, publié chez Le livre de Poche. 

lundi 12 avril 2010

Mal de Pierres, Milena Agus

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« Dans chaque famille, il y a toujours quelqu’un qui paie son tribut pour que l’équilibre entre ordre et désordre soit respecté et que le monde ne s’arrête pas. »
Mal de Pierres de Milena Agus, c’est un peu l’histoire d’une grand-mère racontée par sa petite fille. Jusque là rien de bien intéressant au niveau de la narration. OLe lecteur fait une rencontre avec une jeune sarde « aux longs cheveux noirs et aux yeux immenses ». Nous y découvrons sa vie, son mariage forcé, son amant, son enfant, ses passions. Là où le livre prend tout son charme, se place au point de vue du narrateur, cette dernière ne juge pas, elle ne prend pas parti, elle tente alors de lever le voile de l’inconnu qui entoure les souvenirs de sa grand-mère. D’ailleurs le thème de l’inconnu est récurent dans ce roman, on ne connait pas l’amant, on ne connait de lui, mis à part sa rencontre avec la jeune Sarde et leur passion amoureuse. Le grand-père lui aussi reste très éloigné du récit, il est évoqué mais toujours en rapport avec sa femme. Mais l’inconnu se dévoile à la fin, après tout, on ne connait jamais vraiment les personnes qui nous entourent, ou pire, se connait-on nous même ? Qui sommes nous, des normaux, des fous ? Où est notre part d’imagination et où s’arrête le réel et le fictif dans nos souvenirs ? Car il est vrai que dans l’enchainement de nos souvenirs, rien n’est vraiment réel, on embellit certains passages, on les grossit son leur donne plus d’importance qu’ils n’en ont réellement. Cette question de mémoire autobiographique est aussi évoquée. Pour finir c’est un roman à découvrir, mais pas non plus indispensable.

Pour qui s’adresse ce livre ? Univers féminin, donc plus axé sur les femmes et jeunes filles, néanmoins les hommes pourront aussi s’intéresser à ce récit. Roman cours, style claire et simple, découpé en chapitre cours, il s’adresse donc aux « casual » lecteurs et à ceux qui n’ont que peu de temps pour lire (j’entends par là qu’on peut le lire aisément dans le métro).


Editeur : Liana Levi

Traduit de l'italien par Dominique Vittoz, traduit avec le concours national du livre.

Collection : Le livre de poche

vendredi 9 avril 2010

Sortie Littéraire, Avril 2010 chez Le Livre de poche

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Comme nous l'avons déjà vu la semaine précédente, dorénavant, sur ILHIE, il y aura une petite sélection des nouvelles sorties chez certaines Maison d'éditions. Cette semaine, je vous propose de jeter un coup d'œil chez Le Livre de Poche. (toute les sorties d'avril 2010 ici).
Je ne vous ai retenue que deux livres pour le mois d'Avril : 


Le Ciel sur la tête  Nan Aurousseau
Les jeunes détenus de l'unité 221 de la prison d'Evry se mutinent le jour du printemps pour demander deux heures de promenade et refusent de réintégrer les cellules. Les choses dégénèrent entre eux, les surveillants et les policiers. Des groupes d'intervention matent la mutinerie. Un braqueur, une graine de mafia, un étudiant et un illuminé se retrouvent en cellule isolée.

Boomerand   Tatiana Rosney (de)
Sa sœur était sur le point de lui révéler un secret... et c'est l'accident. Elle est grièvement blessée. Seul, l'angoisse au ventre, alors qu'il attend qu'elle sorte du bloc opératoire, Antoine fait le bilan de son existence : sa femme l'a quitté, ses ados lui échappent, son métier l'ennuie et son vieux père le tyrannise. Comment en est-il arrivé là ? Et surtout, quelle terrible confidence sa cadette s'apprêtait-elle à lui faire ? Entre suspense, comédie et émotion, Boomerang brosse le portrait d'un homme bouleversant, qui nous fait rire et nous serre le cœur. Déjà traduit en plusieurs langues, ce roman connaît le même succès international que Elle s’appelait Sarah.

lundi 5 avril 2010

Toutes les familles sont psychotiques, Douglas Coupland

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« Janet aperçut des tableaux qui lui semblait relever plus de la gynécologie que de la pornographie ; elle ne pouvait que s'interroger sur ce qui conduisait les hommes à revenir sans cesse à ces clichés identiques et répétitifs, comme si, un beau jour, ils allaient tomber sur la photo ultime qui rendrait toutes les autres caduques. »

Une chose est sûre, Douglas Coupland est un auteur hors du commun  : à découvrir. Il peint dans son roman Toutes les familles sont psychotiques (déjà rien que le titre à lui seul attire l'œil), une vie de famille peu ordinaire. Laissez-moi donc vous présenter cette famille hors norme, qui durant tout le long de la narration, va accumuler les histoires rocambolesques.
D'un côté nous avons la mère Janet, une mère malade mais raisonnable, un ex-mari tumultueux : Ted. S'ajoute à ce vieux couple trois enfants, une jeune fille auquel il manque une main : Sarah, et deux garçon : Wade et Bryan.
Toute cette jolie famille se retrouve à Cap Canavéral afin d'assister au décollage de leur astronaute de fille : Sarah. Dés le début de la narration, on apprend que Wade (le fils) séropositif a contaminé sa mère suite à un coup de fusil donné par Ted sur son fils, ce coup de fusil a traversé le corps de Wade pour enfin arriver dans le corps de Janet (Vous suivez toujours :) ?). On peut donc dire que cette tribu accumule tous les défauts de notre société actuelle, entre dépression, révolte, maladies, tentative de meurtre, escroquerie, drogue... Seulement, voila, la Famille Drummond n'est pas la seule famille psychotique de cette histoire, je vous laisse découvrir par vous même.
Au niveau de la narration, le livre comporte des « flashs back » afin de comprendre comment cette famille en est arrivée là, pour pouvoir comprendre les relations entre les personnages.
Douglas Coupland nous montre ici l'invraisemblance de l'existence humaine, le tout réunit dans une famille. Le monde est composé de fou furieux, mais après tout, que serait le monde sans eux ?


Pour qui s'adresse ce livre ? C'est un roman humoristique mais en même temps noir et dérangeant, je souhaiterais le conseiller à tout le monde, même si sa taille pourrait peut être en éloigner plus d'un (389 pages).

jeudi 1 avril 2010

Sortie littéraire chez Babel en Avril

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Babel est une collection que j'affectionne, même si elle est peu présente dans ma bibliothèque. A partir des résumes, je vous ai fait une sélection des sorties d'avril intéressantes.

Aki SHIMAZAKI
Coffret Babel Le Poids des secrets
La Japonaise Aki Shimazaki a construit avec Le Poids des secrets une œuvre qui explore la psyché nipponne contemporaine dans ses tabous et ses mensonges, au cœur desquels ses personnages se débattent pour retrouver liberté et dignité. Coffret contenant les cinq volumes du Poids des secrets : Tsubaki, Hamaguri, Tsubame, Wasurenagusa, Hotaru.
 
Siri  HUSTVEDT
Elégie pour un Américain
Après la mort de leur père, dans une Amérique encore traumatisée par les événements du 11 septembre, Erik Davidsen, psychiatre divorcé et sa sœur, Inga, veuve dévastée et récente d'un écrivain célèbre, découvrent une lettre qui leur apprend qu'un secret hante le passé familial. Ce roman audacieux et profond éclaire avec une efficace subtilité les plus universelles interrogations sur les questions de la mort et de la transmission, du semblable et de l'altérité, et des mystères que recèle tout "roman familial".

Et une petite sélection (toujours d'après les résumés) chez Acte Sud :

Jabbour DOUAIHY
Pluie de juin
L'histoire d'un massacre commis dans une église, racontée par plusieurs témoins, chacun sous un angle différent et avec une tonalité qui lui est propre. Fondé sur des faits réels, ce roman qui explore les origines de la violence a été nominé pour le Booker prize du roman arabe.
Akira YOSHIMURA
Le Grand Tremblement de terre du Kantô
Akira Yoshimura fait ici le récit de l'effroyable tremblement de terre qui, en 1923, a détruit Tokyo et toute sa région. Au récit très documenté de la catastrophe, à la description presque clinique de l'horreur et de ses conséquences, l'auteur ajoute avec subtilité l'histoire de deux sismologues en rivalité sur les prévisions, l'origine et les conséquences de cet épisode terrifiant.