« Dieu soit loué »
Robert Silverberg est un auteur connu pour avoir publié des ouvrages de Science-fiction, et Les Monades urbaines ne déroge pas à la règle. L'écrivain plonge son lecteur dans une dystopie, où la vision de l’humanité n’est plus à l’horizontale – comme nous le connaissons aujourd’hui – mais à la verticale. En effet, les monades urbaines ont ainsi prit le pouvoir sur nos simples habitations unitaires que nous connaissons aujourd’hui. Ces immeubles tout puissants, appelés monades sont auto-suffisantes, elles possèdent toutes 1000 étages, où chaque partie de la tour représente une classe sociale différente. Chaque classe sociale possède donc sa partie de la tour, on y retrouve à son apogée, Louisville, ville située le plus haut sur la monade 116, cette dernière est le lieu d’habitation (et de travaille) des dirigeants de la monade 116. En contrepartie, les classes sociales basses, comme les mécaniciens se retrouvent en bas de la monade. Les lecteurs, y verront peut être, une allusion au film Metropolis, où l’on retrouve la même répartition hiérarchique de la société. En outre, le lecteur constate que les différences sociales sont très marquées dans ce livre, les hauts placés méprisent les gens du bas peuple.Le récit débute sur des chapitres courts, et descriptifs, nous découvrons la monade 116 par la visite d’un voyageur des enfers (un territoire, en dehors des Chippits où se trouvent les monades), le Dr Gosrtman, chez la famille Mattern. Cette dernière nous présentera le fonctionnement, et les différents niveaux de la monade. Les chapitrent suivants, quant à eux, nous présentent à tour de rôle des personnages, tous issus de classe sociales différentes, amené par la suite à tous se rencontrer. On y découvre notamment les très importants Siegmund et Micael.
Comme toute société, elle possède des lois qui lui sont propres. ainsi chaque habitant ne souhaitant plus, ou présentant des signes d’anormalité face à cette société, vivre dans cette monade, et nuira entre autre à cette dernière, sera exterminé ou soigné. Chaque être humain, se doit de d'aimer sa monade et d'y aimer sa vie à l'intérieur. Dans le cas contraire, la police monadiale se devra de soigner ces dérives voire même de les exécuter. Ces « anomos » seront détruit et recyclé en énergie pour faire vivre la monade.
Le récit de Silverberg est plaisant et instruit, il expose les faits de la monade, sans jamais prendre position. En effet, il nous livre des personnages très différents les uns des autres, certains aimeront leurs monades, d’autres chercheront leurs bonheurs ailleurs (à leurs risques et périls !).
L'impact de ce roman est tel, qu'un projet d'adaptation au cinéma est en construction.
Pour qui s’adresse ce livre ? Aux amoureux des contre-utopies (comme Le meilleur des mondes d’Huxley, ou encore 1984 d’Orwell), aux amoureux de la science-fiction, et ceux qui souhaitent découvrir ce genre littéraire.
Édition : Laffont, Collection : Le livre de poche, Traduit par Michel Rivelin.



