lundi 31 mai 2010

Les Monade urbaines, Silverberg

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« Dieu soit loué »
Robert Silverberg est un auteur connu pour avoir publié des ouvrages de Science-fiction, et Les Monades urbaines ne déroge pas à la règle. L'écrivain plonge son lecteur dans une dystopie, où la vision de l’humanité n’est plus à l’horizontale – comme nous le connaissons aujourd’hui – mais à la verticale. En effet, les monades urbaines ont ainsi prit le pouvoir sur nos simples habitations unitaires que nous connaissons aujourd’hui. Ces immeubles tout puissants, appelés monades sont auto-suffisantes, elles possèdent toutes 1000 étages, où chaque partie de la tour représente une classe sociale différente. Chaque classe sociale possède donc sa partie de la tour, on y retrouve à son apogée, Louisville, ville située le plus haut sur la monade 116, cette dernière est le lieu d’habitation (et de travaille) des dirigeants de la monade 116. En contrepartie, les classes sociales basses, comme les mécaniciens se retrouvent en bas de la monade. Les lecteurs, y verront peut être, une allusion au film Metropolis, où l’on retrouve la même répartition hiérarchique de la société. En outre, le lecteur constate que les différences sociales sont très marquées dans ce livre, les hauts placés méprisent les gens du bas peuple.

Le récit débute sur des chapitres courts, et descriptifs, nous découvrons la monade 116 par la visite d’un voyageur des enfers (un territoire, en dehors des Chippits où se trouvent les monades), le Dr Gosrtman, chez la famille Mattern. Cette dernière nous présentera le fonctionnement, et les différents niveaux de la monade. Les chapitrent suivants, quant à eux, nous présentent à tour de rôle des personnages, tous issus de classe sociales différentes, amené par la suite à tous se rencontrer. On y découvre notamment les très importants Siegmund et Micael.

Comme toute société, elle possède des lois qui lui sont propres. ainsi chaque habitant ne souhaitant plus, ou présentant des signes d’anormalité face à cette société, vivre dans cette monade, et nuira entre autre à cette dernière, sera exterminé ou soigné. Chaque être humain, se doit de d'aimer sa monade et d'y aimer sa vie à l'intérieur. Dans le cas contraire, la police monadiale se devra de soigner ces dérives voire même de les exécuter. Ces « anomos » seront détruit et recyclé en énergie pour faire vivre la monade.

Le récit de Silverberg est plaisant et instruit, il expose les faits de la monade, sans jamais prendre position. En effet, il nous livre des personnages très différents les uns des autres, certains aimeront leurs monades, d’autres chercheront leurs bonheurs ailleurs (à leurs risques et périls !).

L'impact de ce roman est tel, qu'un projet d'adaptation au cinéma est en construction.

Pour qui s’adresse ce livre ? Aux amoureux des contre-utopies (comme Le meilleur des mondes d’Huxley, ou encore 1984 d’Orwell), aux amoureux de la science-fiction, et ceux qui souhaitent découvrir ce genre littéraire.


Édition : Laffont, Collection : Le livre de poche, Traduit par Michel Rivelin.

lundi 24 mai 2010

La philosophie dans le boudoir, Marquis de Sade

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« Il n’y a pas d’horreur qui n’ait été divinisée, pas une vertu qui n’ait été flétrie »


Le marquis de Sade, ou Donatien Alphonse François comte de Sade est un auteur controversé du XVIIIème siècle. On lui doit notamment les œuvres tels que Les 120 journées de Sodome (adapté au cinéma) sous le nom de Salo ou les 120 journée de Sodome) ou encore la Philosophie dans le Boudoir. Dans ce dernier, le Marquis de Sade, alterne les récits érotiques et un discours philosophique. Il est intéressant de faire remarquer aux lecteurs, que les textes de ce Marquis ne furent reconnus qu’autour des années 1990, soit près de 200 ans après leur écriture. En effet, il fut publié dans la célèbre éditons de la pléiade en 1990.
La philosophie dans le boudoir, comme nous venons de l’évoquer, alterne donc, des récits sexuels très crus, où homosexualité et incestes règnent en maître, et récit érotiques. Ses récits, ne sont pas sans rappeler la narration de Choderlos de Laclos avec ses fameuses Liaisons Dangereuses. Mme de Saint-Ange représenterait Mme de Merteuil (d’ailleurs, Sade évoque lui-même cette ressemblance), et où Dolmancé serait le comte de Valmont, quant à la jeune fille en éducation, elle est représentée par Eugénie, prénom qui lui correspond tout à fait. La narration, s’alterne, donc, entre discours philosophique, en l’honneur des libertins, et la réalisation de ces principes, c'est-à-dire des actes sexuels. Néanmoins, en passant outre cet aspect érotique, le lecteur pourra apercevoir dans ce texte, une critique de la nouvelle politique en France de cette époque (beaucoup de changement, entre renversement de la monarchie et république).
L’œuvre est découpée en dialogue (premier dialogue, second dialogue etc.), et la narration est crescendo, c'est-à-dire qu’on part du plus supportable au plus insupportable (allant même jusqu’à une certaine forme de torture emprunte d’une morbidité).
Pour finir, c’est un livre que je conseille, à tous lecteurs ayant un cœur bien accroché.

Pour qui s’adresse ce livre ? Aux amateurs de romans libertins, à ceux auquel la sexualité n’est pas gênante, aux amoureux des belles lettres (ce n’est pas parce que c’est un roman libertin, que le Marquis de Sade ne possède pas une très belle écriture).

lundi 17 mai 2010

Tropisme, Natathalie Sarraute

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Elle sait que bientôt il sera temps de cuire les « bruns » et de sonner la cloche pour le thé.

Tropisme de Nathalie Sarraute, est l’un des premiers anti-romans, ou un des premiers nouveaux romans. Cette œuvre, ne comporte en effet aucun personnage. Or un roman se base essentiellement sur une découverte et un suivi d’un ou plusieurs personnages. A sa publication, ce livre ne se fait pas remarquer, néanmoins il connaitra par la suite une reconnaissance de la part des lecteurs.
Cette œuvre se compose en 24 chapitres, où chacun des chapitres recherchent une certaine expression du moi, ainsi Nathalie Sarraute n’hésite pas à décrire des situations fortement chargées d’émotion. Ces descriptions intérieures, vont ainsi, sous les yeux des lecteurs s’exprimer par une violence extérieur, doit-on dans certains cas fuir ou au contraire affronter notre embarras ?
Tropisme de Nathalie Sarraute est une œuvre difficile à aborder et à comprendre, même si elle a été publiée en 1939, les lecteurs ne sont pas habitués à ne pas suivre le parcours d’un personnage. Au début de ma lecture, j’ai été, je l’avoue, perdue, je cherchais effectivement une suite logique de chapitre en chapitre (or il n’y en a aucune). Chaque chapitre est donc indépendant des autres.
On retrouve, comme dans Enfance, cette idée de refaire surgir les pensées, les émotions intérieures vers l’extérieur.

Pour qui s’adresse ce livre ? Pour des lecteurs avertis, passionné de littérature, et ayant déjà quelques bases sur le nouveau roman. 
Édition de Minuit

lundi 10 mai 2010

Départs Anticipés, Un roman haut en couleur !

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 !"Nous autres reversons la moitié de ce que nous gagnons pour vous payer vos médocs et vos martinis".

Christopher Buckley, né en 1952 aux États-Unis, chroniqueur aux magazines New Yorker et New Yorker Times, mais aussi directeur du magazine Forber FYI. On lui doit, entre autre, les œuvres comme Salles fumeurs, adapté au cinéma sous le titre de Thank You for Smoking, ainsi que l'ouvrage Les petits hommes verts.

Dans son nouveau roman, Christopher Buckley aborde la houleuse question des retraites. Pour résoudre ce problème, il met en scène une jeune femme révoltée et chevronnée, nommée Cassandra. Cette dernière, conseillère en communication pour de vils personnages, entreprenant sur son blog personnel - Cassandre - de lancer un débat autour de la question des retraites. La conclusion arrive sans peine, cette dernière décide de créer un projet de loi sur le transitionnement volontaire, autrement dit : le suicide assisté.

Là où la narration, prend tout son sens, est dans le croisement continuel que chaque personnage sera amené à connaître. En effet, Cassandra, de part une bourde de son père, rencontrera, avant l'heure, ses futurs associés dans ce projet révolutionnaire.
L'écriture de l'écrivain est stridente, ce dernier n'hésite pas à nous peindre un président des États-Unis impolie, aboyant des insultes à qui veut bien les entendre. Un président mesquin et manipulateur, un président, prêt à faire n'importe quoi pour se ne pas perdre sa place de chef des États-Unis. En contrepartie, nous avons affaire à un sénateur tout aussi manipulateur, n'hésitant pas à partir hors des chemins tracés par ses conseillers, afin de pouvoir mieux servir ses intérêts personnels.
A l'ombre de cette critique de la société américaine actuelle, on retrouve une histoire d'amour, des liens de parentés aussi tordus que dans un livre de Douglas Coupland. En bref, tout pour séduire et enjoliver la trame narrative de ce roman.

Pour qui s'adresse ce roman ? Pour ceux qui aime les romans d'actualités, il ne faut pas attendre que la question des retraites soit résolue pour lire ce livre ! A ceux qui ont aimé Douglas Coupland (j'ai trouvé quelques petites similitudes, très appréciable). 

D'autres avis de blogueur ? Tulisquoi et Malivo
Merci aux éditions du Point pour ce partenariat avec le site Livraddict.
  ÉditionBaker Street, collection Point. Traduit de l'anglais (États-Unis) par Olivier Deparis.

lundi 3 mai 2010

Joséphine - Pénélope Bagieu

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«Viens Rose on s'en va, c'est un [blog] de ploucs.»
Pénélope Bagieu est une jeune illustratrice. On l'a connait notamment via son blog : Toute ma vie est fascinante. Mais pas seulement ! Nous l'a connaissons, en outre, pour sa participation à de nombreux magazines féminin, ou autre publicités télévisées pour de célèbres produits congelé. Joséphine, est la seconde parution de Pénélope Bagieu, en effet une BD reprise de son blog, intitulé du même nom que ce dernier était déjà sorti. Joséphine est une jeune trentenaire, célibataire esseulée, faisant à manger pour une personne et rêvant d'un weekend romantique avec son futur cher et tendre.
Au niveau du dessin, nous retrouvons le style que nous connaissons bien de Pénélope Bagieu, des traits simples mais efficaces, des détails qui font mouches. 
L'humour est bel et bien là, chaque femme se doit de se retrouver au moins dans une des situations vécues par notre héroïne blonde : entre sarcasmes au boulot, une famille épouvantablement différente de nos idéaux, envies d'amour, et vie quotidienne.

Pour qui s'adresse ce livre ? A toute les femmes, pardi ! C'est un petit joyeux de détente ! De plus, son nouveau format poche, séduira les plus fauchées d'entre nous.

Editeur : Jean-Claude Gausevitch
Collection : Le livre de poche