Petit message pour vous signaler que le blog se met en vacances pendant deux semaines à compter de ce soir. Je suis de retour dans deux semaines !
J'emméne avec moi :
Tout est sous contrôle - H. Laurie
Choke - Palanhiuk
La princesse de Clèves - Mme de La Fayette
vendredi 30 juillet 2010
mercredi 28 juillet 2010
Millénium, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes. Stieg Larsson.
La saga Millénium est un carton médiatique, en tête des ventes depuis plus d'un an, je l'ai croisé de nombreuse fois dans le métro parisien. La mort de Stieg Larsson fut, en outre, un événement participant aux succès de cette trilogie, en effet l'auteur mourut après avoir remit les trois premières tome de la saga millénium à son éditeur. La narration débute sur un prologue, deux hommes discutent sur un sujet que le lecteur à du mal analyser : l'un des hommes reçoit une fleur, sans que personne ne comprenne pourquoi. Nous rencontrons le premier protagoniste dès le premier chapitre : c'est un journaliste économique nommé Mikael Blomkvist, autrement dit : Super Blomkvist ! Ce dernier se retrouve en mauvaise posture, il vient d'être condamné à trois mois de prison pour diffamation contre Wennerström. Quel est cet étrange homme d'affaire nommé Wennerstöm, et quels secrets cache-t-il ? La seconde protagoniste, nous ai présenté dès le second chapitre, elle travaille dans une entreprise de sécurité en Free Lance, elle s'occupe de réaliser des recherches poussées sur des personnes. Son lien avec Mikael ? Elle fut amenée à réaliser un dossier complet sur la vie de ce dernier pour l'avocat d'Henrik Vanger : Dirch Fröde.
La narration policière débute vraiment à partir de la 200éme page, lorsque Henrik Vanger demande à Mikael d'enquêter sur la disparition de sa nièce : Harriet Vanger. Jusque là il n'y a aucun événement extraordinaire pouvant expliquer le succès de cette saga, et plus particulièrement de ce tome. Je me dois donc de préciser les conditions de cette disparition : elle se passe tout d'abord sur une île de la ville d'Hedestad, île fermée par un regrettable accident de voiture (de camion plus précisément) bloquant l'accès au pont reliant Hedeby à Hedestad. Comment Harriet aurait-elle put s'échapper ? Et si elle avait été tué, où était caché son corps ? 37 ans après sa disparition, l'enquête est toujours au point mort.
Les personnages sont eux aussi attachants, nous avons d'une part un célèbre journaliste, co-propriétaire d'un journal mensuel : Millénium, entretenant des relations diverses et ambiguës avec les jeunes femmes, et notamment avec son amie Erika. Et d'autre part Lisbeth Salander, fille torturée, maltraitée, excentrique, et encore sous le joug de l'état. Elle est de loin, la plus attachante.
L'intrigue est multiple, nous avons d'une part l'enquête menée par Mikael sur la famille Vander au sujet de la disparition d'Harriet Vanger et la réalisation d'une chronique familiale sur les Vanger, et d'autre part l'avenir du journal Millénium : vont-ils réussir à remonter la pente, et si oui vont-ils coincé Wennerström ?
L'organisation du livre est chronologique, chaque chapitre relate une plage de temps bien définie. Les hommes qui n'aimaient pas les femmes possède 4 parties divisées en chapitres, et eux même divisés en paragraphes focalisés sur un personnage.
Certaines critiques déplorent une lenteur au début et à la fin du roman, c'est à dire lorsque l'enquête sur la famille Vanger n'est plus présente au sein de la narration. Je n'ai pas subit de longueur, ou peut être juste à la fin, où chaque lecteur est amené à comprendre ce qu'il va se passer.
Pour conclure, j'ai totalement accroché à ce tome de la saga, le sujet abordé (les hommes qui n'aimaient pas les femmes) est difficile mais plaisant. L'auteur s'engage contre les violences faites aux femmes, et le rappelle avec avec des chiffres fiables de ces violences avant chaque nouvelle partie.
Ma note : 8,5/10
Les points positifs : Un rappel des violences faites aux femmes en Suède. Une dénonciation du pouvoir de l'État et des gros industriels. L'intrigue policière.
Les points négatifs : Une fin décevante, un épilogue attendu par le lecteur.
Pour qui s'adresse ce livre ? Aux amateurs de policier, qu'ils soient femmes ou hommes. A tout le monde, en fait.
Edition : Actes sud, Actes noirs (2006)
lundi 26 juillet 2010
Que prendre pendant mes vacances ?
Je pars Vendredi soir en vacances pendant deux semaines, deux semaines de rêve avec mon amoureux à Sète ! Je dois donc emmener deux ou trois livres (pas plus, je n'ai pas énormément de place dans ma valise). Je fais donc appel à vous, chers visiteurs, afin de m'aider à faire ce choix. Proposez moi quelques titres à lire dans les commentaires (ma liste est située juste en haut de cet article) !
Avant mon départ, je devrai poster mon avis sur le premier tome de Millénium (que j'ai bientôt terminé).
Bonne vacances à tous !
Avant mon départ, je devrai poster mon avis sur le premier tome de Millénium (que j'ai bientôt terminé).
Bonne vacances à tous !
mercredi 21 juillet 2010
Il ne vous reste qu'une photo à prendre
"Les photos sont des actes manqués, des paroles sous silence, des baisers refoulés, des sourires figés, des yeux qui se ferment."
Laurent Graff est un auteur contemporain né en 1968, on lui doit l'œuvre : Il ne vous reste qu'une photo à prendre. Alain Niegel, homme de la cinquantaine, part en weekend amoureux à Rome avec son amante Clara. Pour immortaliser ces moments, Clara demande à Alain de réaliser quelques clichés de leur séjour. Lors d'une jetée de pièce dans une fontaine, un étrange inconnu au long manteau propose au couple de se faire photographier, Clara est enthousiaste, elle accepte. C'est alors que l'homme annonce à notre narrateur intradigétique (Alain Niegel) qu'il ne lui reste qu'une seule photo à prendre sur sa pellicule de 24 photographies. Un jeu commence alors, cinq personnes sont réunies dans un décors digne d'un film à gros budget, où chacun voie sa photo de rêve, la dernière photo à réaliser. Et vous, que feriez-vous de votre dernière photo ? Seriez-vous de ceux qui bâclent, ou au contraire, prendriez-vous votre temps afin de finir en apothéose ?
Chacun des personnages possède un rêve de photo ultime : une collection, une photo artistique, une recherche de soi, une recherche de la perfection. Mais que photographier lorsque l'on a rien, plus rien, plus de passion ? C'est la question que nous pose Laurent Graff, qui nous emmène dans un voyage onirique de l'imagerie et de l'imaginaire, où tout semble possible, pour une dernière fois.
L'auteur arrive à cerner la psychologie de son narrateur, de cet être blessé par un amour perdu, par cette peur de la mort, constante et inaltérable.
J'ai beaucoup apprécié ce roman inquiétant et déroutant. Les nombreuses descriptions nous font plonger dans un roman visuel plaisant. Le niveau de vocabulaire est riche et relativement simple à comprendre. Le style de l'écriture m'a fait penser au style d'Amèlie Nothomb, ce qui n'est pas sans me déplaire. En bref, j'ai eu un vrai coup de cœur !
Ma note : 9/10
Les points positifs : L'histoire, les descriptions, la psychologie du personnage, le thème de la photographie.
Les points négatifs : Certains personnages peu développés, notamment le premier à réaliser sa photographie et Clara. La rapidité de lecture (un roman trop court, j'en redemande encore !).
Les points positifs : L'histoire, les descriptions, la psychologie du personnage, le thème de la photographie.
Les points négatifs : Certains personnages peu développés, notamment le premier à réaliser sa photographie et Clara. La rapidité de lecture (un roman trop court, j'en redemande encore !).
Pour qui s'adresse ce livre ? Aux passionnés de photographie, à ceux qui se questionnent sur la place de l'imagerie dans notre société, sommes nous dépendants de nos images ? Aux casuals lecteurs : roman court, facilité de lecture, thème plaisant.
Édition : Le dilettante (2007) et J'ai lu (2010)
mardi 20 juillet 2010
Et avec Ceci ?, Jean-Louis Rambour
« Et avec ceci »
Ce livre a fait l’objet d’un partenariat entre les éditions Abel Bécanes et le site internet Livraddict (que je remercie). La trame narrative de ce roman se situe dans une petite bourgade, que l’on pense en Picardie, lieu de provenance de son auteur Jean-Louis Rambour. Un meurtre s’est produit, celui de la petite Mélanie, sur le parking du supermarché de la région, mettant en émoie toute la communauté. L’auteur prend alors le parti de décrire la basse société, les gens oubliés et oublieux. Les portraits commencent par celui de Zorro, homme rustre aimant fortement le vin du Lot-et-Garonne, pour en finir sur un meurtrier. Les descriptions sont burlesques, l’auteur ironise sur les sorts de ces pauvres gens, et n’oublie pas de rappeler que l’être humain n’est que vanité.
La narration extradiégétique se fait essentiellement à une focalisation 0, donc omnisciente, nous connaissons les faits passés, présents mais aussi futurs. Cette focalisation ne permet pas aux lecteurs de rentrer dans les personnages : elle les survole. Les descriptions sont longues, lourdes, laissant très peu de place à l’action. Les répétitions sont nombreuses, beaucoup trop, notamment sur le chanteur mort de la mucoviscidose : Grégory Lemarchal. Mais cela peut s’expliquer, cela peut traduire une certaine routine dans la vie de ces personnages, rythmée par un passage en caisse, une prise de médicament. Il est, en effet, important de rappeler que ce centre commercial est important dans la narration, il est le lieu de rassemblement, et le lieu principal de l’action. L’œuvre débute par le supermarché, et se termine avec lui.
Jean-Louis Rambour est avant tout un poète (comme le signal sa maison d’édition), et cela se ressent ! Le personnage du poète est peut être un double de l’auteur. Ce dernier en profite, il insère au sein de son roman quelques poèmes sous forme d’épitaphe. Bien joué !
L’idée présente sur la quatrième de couverture se retrouve dans ce roman, néanmoins je m’attendais à autre chose, peut être un portrait plus pleurnichard, quelque chose qui me laisse prendre conscience d’une vie sans but : j’aime ce genre de livre. Néanmoins, je n’ai pas trouvé ce que j’y recherchais, l’ironie a peut être tout gâché, et j’ai eu le sentiment d’être prisonnière dans un récit qui ne finirait jamais. Même la découverte de l’assassin m’a laissé de glace, après tout, ce n’est qu’un personnage « de rien ».
Note : 5/10
Les bons points : Une poésie incontestable, notamment sur les épitaphes. L’idée générale de ce roman.
Les mauvais points : Une narration trop encombrée de descriptions et de répétitions.
Pour qui s’adresse ce livre ? A tous ceux qui souhaite, en premier lieu, découvrir un auteur Picard et spécialement Jean-Louis Rambour, ainsi que la petite maison d’édition Abel Bécanes. A ceux qui aimerait en savoir un peu plus sur ce livre, et ceux aimant les livres traitant du revers du décor de notre société, de ces gens oubliés.
D'autres avis ? Voyage Livresque, La ronde des post-it.
lundi 19 juillet 2010
L'étrange cas du Dr Jekyll et Mr Hyde
Robert Louis Stevenson est un écrivain écossais du XIXéme siècle, on lui doit notamment l'Île au trésor. L'étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde nous est racontée par le notaire Gabriel John Utterson, narrateur intradiégétique de cette nouvelle. Ce dernier reçoit un étrange testament de son ami le scientifique Dr Jekyll, ce dernier stipule qu'à sa mort tous ses biens doivent être donnés en héritage à son grand ami Mr Hyde, un illustre inconnu. Notre notaire se met alors à enquêter sur cet étrange homme que personne n'arrive a décrire. Lors de son enquête, le narrateur vient à découvrir des faits peu ragoûtants au sujet de l'étrange ami de Mr Hyde, il violente une fillette dans la rue et assassine même un homme haut placé. L'enquête est alors menée à son paroxysme.
Cette nouvelle fantastique sous fond d'enquête policière, à la manière d'Edgard Allen Poe dans Double assassinat dans la rue Morgue, est un chef d'œuvre. Certes il n'est en aucun cas question de fantôme, de vampire ou encore d'êtres surnaturels en tout genre, mais bel et bien de l'aspect psychologique. A l'instar de Guy de Maupassant, Stevenson s'interroge, à la lumière des recherches psychologiques de l'époque, sur l'être et les êtres. Sommes nous tous fous ? Avons nous plusieurs personnalités ? Que se passe-t-il dans la tête d'un schizophrène ? Et si un de ses doubles prenait le dessus, à quoi ressemblerait-il ? Peut être à monsieur Hyde, un être hideux, petit et fourbe, sans aucun sentiment, n'hésitant pas à chasser son créateur et à lui donner la mort.
L'espace temps de cette nouvelle est très court, les éléments s'enchainent très vite, plongeant ainsi son lecteur au cœur de l'action. La lecture n'est pas encombrée de mots trop savants, ni de phrases trop riches, c'est donc dans un style simple que l'auteur nous livre une vision de son cauchemar. Vision, revue et corrigée par sa femme, les premières versions étaient jugées trop crues par cette dernière.
Note : 8/10
Pour qui s'adresse ce livre ? A tout le monde, et même aux enfants, un texte court et édité dans une collection jeunesse. Aux passionnés de l'auteur et de fantastique.
Blog en vacances ?
Désolé, depuis peu le blog semble être en vacances, peu de critique, des messages de plus en plus cours, absence d'actualisation de mes lectures en cours etc..
J'ai été très occupée ces derniers temps, j'ai eu mes rattrapages, je suis submergée par des papiers, entre banque, CROUS, demande de logement, Sécu et mutuelle. En outre, je suis retournée deux mois chez mes parents le temps de me trouver une nouvelle résidence pour mes études, soit beaucoup de chamboulements ! Donc peu de temps pour la lecture, et une certaine démotivation vis à vis de ce blog. Je le trouve, finalement, trop peu personnel, je vais me retirer un peu de mes règles très strictes, c'est à dire de ne parler QUE de mes lectures et rien d'autre. Résultat un blog impersonnel attirant, il faut le dire, que très peu de lecteur. Après tout c'est un blog. J'inaugure donc cette nouvelle catégorie : Vie personnelle. Je vous présente mon tout nouveau chaton : Gaspard, 2 mois le 21 Juillet 2010.
lundi 12 juillet 2010
L'étrangleur de Cater Street, Anne Perry
Les romans policiers historiques connaissent une forte ascension, du moins, dans la blogosphère. Je me suis, cette fois-ci, intéressée, à Anne Perry, étrange écrivain, qui aurait, selon Wikipédia, assassiné avec l’aide de sa meilleure amie la mère de cette dernière. Son premier roman policier, dans la Série Charlotte et Thomas Pitt, s’intitule L’étrangleur de Cater Street. Il se situe dans un Londres victorien, connotant l’univers du fascinant Jack L’éventreur.
L’intrigue policière reste banale, des meurtres par strangulation sont en série, tous situés dans une seule et même rue : Cater Street. Les jeunes filles de petite vertu, souvent des employées, sont touchées par ce criminel. Tout le monde se met alors à douter de tous les hommes du quartier. Serait-ce un père ? Un détraqué ? Un beau-frère, un voisin, une connaissance ? Ce dernier serait-il touché par une schizophrénie, oubliant, par conséquence, ses actes cruels ?
Les personnages sont intéressants, nous traversons cette enquête policière par le biais de la famille Ellison, composée des deux parents Edward et Caroline, de leurs trois filles : Sarah et son mari Dominic, Charlotte et Emilie. Ainsi que leurs employés, dont le majordome Madock. Un personnage sort du lot, c’est bien évidemment Charlotte, personnage éponyme de cette série policière d’un autre temps. Elle renie les conventions de sa société aisée, pour s’intéresser aux journaux et aux faits divers, elle sera même très intéressée par les récits sur les bas-fonds de la capitale anglaise. Néanmoins, ce n’est pas la famille Ellison qui élucidera ce mystère, mais bel et bien le hasard le plus complet, même si l’inspecteur Pitt aura découvert la clef de cette énigme.
Nous n’avons donc jamais, réellement, l’avis de la police, mais l’effet d’une série de meurtre sur une famille londonienne de bonne famille. Ce qui apporte une fraicheur au genre policier historique.
Nous retrouvons, en outre, des histoires d’amours et de tromperies, il y en a vraiment pour tous les goûts !
Pour qui s’adresse ce livre ? Aux amateurs du genre, à ceux passionné par l’époque victorienne, et surtout du Londres victorien.
Note : 6/10
Edition 10/18, Grands Détectives
lundi 5 juillet 2010
Mon gras et moi, Gally
"Manger 5 sucreries et cochoneries par jour"

Mon gras et moi, est une BD issue de la blogosphère. Gally, jeune illustratrice raconte son quotidien de femme forte. Une grosse racontant la vie d'une grosse, cela se fait plutôt rare. L'humour est présent dans chacune des petites histoires, néanmoins, on s'en lasse, ou du moins, je m'en suis lassée. L'auteur tourne autour du pot, ce sont toujours, plus ou moins, les mêmes anecdotes, les même mimiques, et à force cela use le lecteur.
Du point de vue du dessin, c'est très girly :du noir, du blanc et un très jolie dégradé de rose. Une BD écrite par une fille, traitant un sujet purement féminin, qui s'adresse (presque) exclusivement aux filles. Je me suis moi-même reconnue dans cette petite BD, et cela ne m'a pas du tout déplu.
Le contrechamp, dessiné par son amoureux, permet de changer de style, et cela apporte de la fraicheur, on change enfin de point de vue, et on en garde tout l'humour.
Pour qui s'adresse ce livre ? Aux filles qui, comme moi, se trouve un peu grosses, aux filles trop maigres (aussi). Aux amateurs de Gally et à celles et ceux aimant les adaptations en livre de la blogosphère. Récemment sorti en format poche, son prix tout doux, séduira les plus réticents.
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