mardi 1 novembre 2011

Ces corps vils, Evelyn Waugh


4éme de couverture : « Avec une plume tout  la fois enjouée et féroce, Waugh dépeint dans ce roman, qui lui valut une gloire teinte de scandale, la folle jeunesse dorée de l’Angleterre des années 30. Soirées d’ivresse, de luxure et de travestissements, réception huppées autant que ridicules, bals comiques en Ecosse ou ignobles à Paris, c’est toute l’insoutenable – et ici frénétique –légèreté des êtres que Waugh – en bon catholique – fustige avec une drôlerie sans pareille. On en redemande. »

Je voudrais commencer mon article par un remerciement pour le site Livraddict ainsi que la maison d’édition Robbert Laffont (Pavillon poche) pour la réception de cet exemplaire de Ces corps Vils d’Evelyn Waugh.

Le roman débute par un voyage en bateau, chaque personnage (ou couple de personnage) nous est de suite présenté, par de bref actions, dans de cours paragraphes. Cet incipit m’a un peu déstabilisée, on nous présente de suite une pléthore de personnage que nous devons assimiler rapidement afin de comprendre la suite de la narration, cela n’est pas évident. Personnellement, je m’y suis reprise à deux fois. Néanmoins, une fois rentrée dans l’histoire, je me prise au jeu de la mondanité. Peu importe, finalement, de connaitre les noms de tout le monde, pourvu que nous connaissons les principaux, c'est-à-dire  Nina et Adam.
L’auteur nous entraine dans une société où toute apparence est importante et où seul la mondanité semble régner, quitte à devoir nuire à la réputation de sa famille (comme c’est le cas pour Miss Brown). C’est donc la réputation des personne qui fait la société mondaine de ce Londres d’avant guerre, comme en témoigne la présence d’un Babillard, journaliste narrant (ou inventant) les faits passés entre les membres de cette société (notamment lors des soirée), pouvant tout aussi bien fustiger une famille, comme son contraire. Le mariage, quant à lui, ne peut s’effectuer sans un pécule important d’argent, cette société préféra de loin l’argent aux sentiments amoureux en ce qui concerne la question du mariage, elle est de ce fait corrompue.
Ce que j’ai le plus aimé, c’est sans aucun doute, les expressions, anciennes expressions, comme « Tu es tout gaz » signifiant que la personne à qui nous nous adressons est soûle, ou encore l’expression intempestive de « chou » désignant quelque chose de mignon.
Dans le 4éme de couverture, on nous parle de soirées « ignobles à Paris » ou encore de bals « comique en Ecosse ». Il faut le savoir, et ce fut un gros point de déception, qu’elles ne sont pas narrées, ces soirées ne sont qu’évoquées lors d’une seule et unique phrase. Et lorsque Nina et Adam se retrouve à une soirée, nous avons affaire à une ellipse temporaire, Adam devient subitement « gaz » et nous le retrouvons à son réveil.
Petit bémol à propos de l’exemplaire que j’ai reçut, il y avait un défaut d’impression, c'est-à-dire que la fin était située au début du roman. J’espère que cette erreur ne s’est pas retrouvée sur des exemplaires vendus, je ne me plains pas, car cet ouvrage, je l’ai reçut en partenariat J.


Pour qui s’adresse ce roman ? A ceux qui ont aimé Gossip Girl, Babillard pourrait être assimilé à GossipGirl. Aux amoureux du Londres d’avant guerre (quoi qu’il n’y a que très peu de description de la ville, il y a certes un lieu, mais ce lieu aurait put se situer n’importe où).

Les plus : Une dérision de la société qui perd de ses valeurs morales au profit de l’argent et des apparences.
Les moins : Un début difficile, des soirées non narrées.

Note : 6/10

4 commentaires:

Sybille a dit…

je me laisserais bien tenter, j'aime beaucoup Gossip Girl =)

Sindy a dit…

Attention, ce n'est pas forcement comme Gossip Girl, cela se passe à une autre époque (Londres des années 1930). Mais si tu souhaites le lire je peux toujours te l'envoyer comme livre voyageur :)

Joyce a dit…

Tu conseilles cette chronique à ceux qui ont aimé Gossip Girl?? Oo
Oh woaw! Mais il vont crever! C'est totalement différent. Je pense que ce bouquin s'adresse à un tout autre public.
Si tu veux je viens de publier ma chronique ici :

http://lenlivree.blogspot.com/2011/11/ces-corps-vils-develyn-waugh.html

Affectueusement,
Joyce

Sindy a dit…

Oui, je l'ai relié à Gossip Girl, il y a ce fil conducteur d'une jeunesse qui se veut dépravée, de l'importance du ont-dit.
Certes, les deux univers sont différents, mais dans ma lecture de Ces corps vils, je n'ai put me détacher du souvenirs de Gossip Girl.