jeudi 24 novembre 2011

Coffret de noël chez Folio

2 commentaires
Comme chaque année, chaque maison d'édition sort des coffrets de noël à offrir (pour soi ou pour ses amis/famille). Comme l'année précédente, des classiques ont été sélectionnés, on y retrouve Proust, Céline ou encore Steinbeck accompagné d'un très jolie marque page. 
Pour ma part j'ai craqué sur celui de Proust, avec Du côté de chez Swann






mercredi 23 novembre 2011

Sorties littéraires chez le Livre de poche

0 commentaires
Voici ma sélection de nouveautés chez Le livre de poche pour Novembre 2011, comme d'habitude, vous retrouverez les informations complémentaires sur le site de la maison d'édition. www.livredepoche.com/


"Cet ouvrage met en lumière l’un des aspects les plus scandaleux et les plus mystérieux de la vie du marquis de Sade : sa liaison avec sa jeune belle-sœur, Anne-Prospère de Launay, âgée de dix-sept ans et chanoinesse bénédictine. Après vingt années de recherches, Maurice Lever a découvert les lettres échangées entre les deux amants, enfouies dans les archives familiales. Liaison scandaleuse, orageuse, où se jouent les aspirations du marquis à la rédemption par l'amour. Espoir brisé par sa propre infidélité, que la jeune femme ne pourra pardonner, et qui entraînera la rupture définitive. Outre cette correspondance, paraissent ici six lettres du marquis à sa femme, révélant ses aspirations à la pureté."

+ d'informations


"La lecture n'est pas contre la vie. Elle est la vie, une vie plus sérieuse, moins violente, moins frivole, plus durable, plus orgueilleuse, moins vaniteuse, avec souvent toutes les faiblesses de l'orgueil, la timidité, le silence, la reculade. […] Lire ne sert à rien. C'est pour cela que c'est une grande chose. Nous lisons parce que ça ne sert à rien. C. D. Des conseils, des douceurs, des rosseries, et une conception de la lecture comme « sœur de la littérature », toutes deux marchant ensemble dans un combat contre le temps. Une philosophie de la lecture qui fait s'exclamer, s'enthousiasmer, applaudir, et qui ne donne qu'une envie : (la) relire."
"Et si le Versailles de Louis XIV cachait derrière ses splendeurs « un abîme de crimes » ? Le Roi-Soleil lui-même a institué une « Chambre ardente » chargée d'enquêter et de juger. Mais peut-on poursuivre la favorite du roi, la marquise de Montespan, soupçonnée d'avoir empoisonné des rivales et usé de philtres et de poudres pour retenir le roi et ranimer ses ardeurs ? Max Gallo raconte la célèbre affaire des poisons. Il nous conduit dans les bas-fonds du Grand Siècle, là où l'on célèbre des messes noires et prépare des « poudres de succession » qui facilitent les héritages. « Il y a des modes de crimes comme d'habits », écrit Saint-Simon. Du temps de Louis XIV, « ce n'étaient qu'empoisonnements »."
+ d'informations



lundi 21 novembre 2011

Concours pour les deux ans du blog

3 commentaires
Cette année, j'ai décidé de vous faire gagner des cadeaux (et accessoirement vider ma bibliothèque). Mais avant tout voici les lots :

Pour le gagnant un petit colis composé d'un livre de son choix (dans une limite de prix de 10 euros) et de sucreries.
Pour le second gagnant un petit colis avec un livre de son choix  (dans la liste de ces trois livres :)
 ainsi que des sucreries. 

Il y aura donc deux gagnants, cela compensera le fait que je n'ai rien fait l'année passée. Pour participer, c'est simple, il suffit de résider en France métropolitaine, et répondre à ces deux questions dans un commentaire suivant cet article :
1) Qui m'a envoyé mon premier colis dans le cadre d'un swap ? (indice)
2) Où suis-je partie en vacances ces deux derniers étés ? (indice)

Les deux gagnants seront sélectionnés par le biais du logiciel The Hat.

Date limite de participation : 15 décembre 2011

lundi 7 novembre 2011

Limonov, Emmanuel Carrère

2 commentaires

"Il y tient le rôle dont il a rêvé le révolutionnaire professionnel, le technicien de la guérilla urbaine, Lénine dans son wagon blindé" Limonov

Avant de débuter cet avis, je voudrais remercier PRICEMINISTER, pour l'envoie de ce livre, et plus particulièrement Rémi de PriceMinister pour l'organisation que cette opération a dû lui demander. 

"Il y tient le rôle dont il a rêvé : le révolutionnaire professionnel, le technicien de la guérilla urbaine, Lénine dans son wagon blindé"

Limonov n'est pas un personnage de fiction. Il existe. Je le connais. Il a été voyou en Ukraine ; idole de l'underground soviétique sous Brejnev ; clochard, puis valet de chambre d'un milliardaire à Manhattan ; écrivain branché à Paris ; soldat perdu dans les guerres des Balkans ; et maintenant, dans l'immense bordel de l'après-communisme en Russie, vieux chef charismatique d'un parti de jeunes desperados. Lui-même se voit comme un héros, on peut le considérer comme un salaud : je suspends pour ma part mon jugement. C'est une vie dangereuse, ambiguë : un vrai roman d'aventure. C'est aussi, je crois, une vie qui raconte quelque chose. Pas seulement sur lui, Limonov, pas seulement sur la Russie, mais sur notre histoire à tous depuis le fin de la Seconde Guerre mondiale. 

J'ai apprit, pendant ma lecture, que ce livre avait reçut le prix Renaudot, je n'ai qu'une chose à dire, c'est qu'il est mérité, je dit cela sans même avoir lut les autres livres, je peut alors concevoir que mon avis n'est pas fondé, mais j'ai vraiment prit un plaisir à lire ce roman. J'ai découvert cet auteur durant l'été 2011, avec D'autres vies que la mienne, et ce fut, là aussi un coup de coeur. L'écriture, ou le fondement de cette biographie, est originale, l'auteur ne se base pas seulement sur des faits qu'il aurait apprit et rassemblés par le biais de recherche, il y mêle aussi sa vie. La vie d'Edouard Limonov fait ainsi, écho à celle de l'auteur, ils ont reçut les mêmes conseils, connu, parfois, les mêmes personnes. 
Cette biographie, si on peut appeler cela ainsi, débute dès la jeunesse du jeune Edouard, qui se fera, par la suite, appelé Edouard Limonov. Ce dernier est le fils d'un agent du KGB, il admire son père jusqu'au jour où il découvre que ce dernier n'est qu'un sous employé du pouvoir mit en place, qu'il s'occupe en réalité des prisonniers de guerre et qu'en plus, il n'a pas connu la guerre. La vie d'Edouard est semée de fausses illusions, de l'admiration pour son père, il passe au méprit, cette chute constante, ou se renouvellement de pensée, est un facteur important dans la vie de notre Limonov. Ce dernier rêve d'une ascension sociale, il envie ses maîtres et les méprisent pour la bonne raison qu'ils ne reconnaissent pas son talent. Il se fait, par la suite, un nom dans l'underground de Moscou (l'underground est un groupe d'artistes, faisant de la misère une haute valeur esthétique, avoir été enfermé dans un hôpital psychiatrique représentant un idéal pour la création, ils possèdent leurs propres codes sociologiques, ils se reconnaissent comme appartenant à un groupe, et s'admirent), mais cela ne lui suffit pas. Limonov tente alors de percer en Amérique, pour se faire il décide d’émigrer vers ce nouveau monde, en prenant le choix de ne plus jamais retourner en Russie (une fois émigré, le régime refusait de vous revoir revenir sur votre Terre de naissance, même pour la mort de vos parents). Néanmoins cette aventure n'est pas fructueuse, Limonov échoue, son désir de reconnaissance est bafoué, il se retrouve à mendier et remet en cause ses principes sociaux.
Il connait enfin une reconnaissance à Paris où ses romans seront publiés et y rencontreront un certain succès. La narration prend alors un aspect politique, la Russie connait à ce moment là une crise politique (l'arrivée de Gorbatchev au pouvoir), l'auteur nous renseigne donc sur les convictions politiques de son personnage. Entre engagement politique avec la création d'un parti ou l'engagement militaire, Limonov fait parler de lui.

Un roman non fictionnel
Certains lecteurs se sont demandés comment mettre une étiquette à ce livre, il n'est pas un véritable roman au sens propre, c'est à dire relevant de la fiction, puisqu'on y parle d’éléments fondés sur de véritables faits. Dans une interview, donnée pour le site Evene.fr, l'auteur nous confie qu'on pourrait assimiler (même si il refuse toute catégorisation) ses oeuvre sous le terme de non-fiction novel, introduit par Truman Capote. Ce terme désigne tout roman rapportant des faits réels, selon Wikipédia, il faudrait que ce roman soit, dans l'idéal, raconté à la 3éme personne.

C'est donc un véritable coup de coeur, et un livre qui mérite d'être creusé, je pense être passée à côté de beaucoup de choses, je n'ai pas connu les faits historiques racontés (ou alors j'étais trop jeune pour les comprendre) et je n'ai que de brefs souvenirs de mon cours d'histoire en terminale. Je le relierais sans doute, plus tard, avec plus de connaissance historique.

Pour qui s'adresse ce roman ? Aux amateurs de l'auteur et de Limonov, et... à tout le monde ! 

Les plus : L'ensemble de l'oeuvre. Un vrai coup de coeur. 
Les moins : S'adresse parfois à un public ayant des pré-requis sur cette période historique et les personnages qui ont ponctués ces dernières. 

Où acheter le livre ? Limonov


A ma mère

2 commentaires
Il me prend l'envie soudaine d'écrire un article sur ma vie, et plus particulièrement sur ma maman, parce que j'ai un peu la flemme de rentrer chez moi, que j'ai oublié mon maquillage et que ma peau est dé-gueu-la-sse. 
Ma maman, elle a vécu des trucs difficiles, que je ne peux même pas expliquer avec des mots simples, tellement  c'est, pour moi, dur à expliquer. Et même si aujourd'hui j'ai l'impression qu'elle n'est plus elle-même, je l'aime encore, même si je ne lui dit jamais. Peut-être que cet article vous fera comprendre mon attrait pour les livres qui suintent le malheur, la tristesse et qui parlent, souvent, de maladie psychiques. 
Ma maman est ce que l'on nomme, encore couramment, une maniaco-dépressive, ou autrement dit une bipolaire. Ces noms peuvent faire peur, ou au contraire nous faire sourire (qui ne s'est jamais dit, ado, mais je suis dépressive MOI). Vivre avec un parent malade n'est pas facile tous les jours, l'Etat l'a très bien comprit et m'a éloignée d'elle lorsque j'avais 18 ans. Ma mère m'a beaucoup fait souffrir, elle n'a jamais sut comment m'aimer normalement, c'est à dire pas de gestes tendres, pas de mots tendres, mais plutôt une pléthore de cadeaux. Oui j'étais pourrie gâtée, mais j'étais maltraitée, psychologiquement et physiquement. Je ne lui en veux pas, elle a aussi connu ça, dans sa lointaine jeunesse, elle ne fait que répéter sans le vouloir, le schéma de son enfance. J'ai rangé ma rancœur, pour cela j'ai mit des années, des mois, et même si parfois je lui en veut encore, ce n'est que dans de très rares moments. Tout ce que je sais, c'est qu'elle est malade et qu'il faut l'aider. Mais je suis bien la seule à penser cela, il faut dire que notre société actuelle rejette ce genre de maladie, car elle n'est tout bêtement pas considérée comme une maladie, ma maman serait pour certains "folle" ou seulement "fénéante". Mais comment faire comprendre aux gens qu'elle est bouffée par les crises d'angoisse, qu'elle n'a plus de notion de temps, et que sa seule pensée au cours de la journée lui rappelle à quelle point elle est seule ? Car oui, la maladie, ça fait fuir les gens, et même son mari. 
Vivre avec un malade, c'est toujours lui rappeler ce qu'il doit faire, la féliciter pour pas grand chose : c'est bien, tu as lavé par terre; bravo ! ; mais c'est aussi, avoir, soi-même un ras le bol qui s'élève, c'est de s'énerver et de regretter par la suite, c'est aussi l'encourager à suivre son traitement, même si elle se plaint de dormir toute la journée, c'est vérifier si, par malheur, elle n'est pas décédée, toute seule, dans son appartement. 
On dit que sa maladie peut se transmettre aux enfants, par copie du comportement malade, ou par génétique. Je n'en sais rien, et je ne veux pas le savoir. 

mardi 1 novembre 2011

Ces corps vils, Evelyn Waugh

4 commentaires

4éme de couverture : « Avec une plume tout  la fois enjouée et féroce, Waugh dépeint dans ce roman, qui lui valut une gloire teinte de scandale, la folle jeunesse dorée de l’Angleterre des années 30. Soirées d’ivresse, de luxure et de travestissements, réception huppées autant que ridicules, bals comiques en Ecosse ou ignobles à Paris, c’est toute l’insoutenable – et ici frénétique –légèreté des êtres que Waugh – en bon catholique – fustige avec une drôlerie sans pareille. On en redemande. »

Je voudrais commencer mon article par un remerciement pour le site Livraddict ainsi que la maison d’édition Robbert Laffont (Pavillon poche) pour la réception de cet exemplaire de Ces corps Vils d’Evelyn Waugh.

Le roman débute par un voyage en bateau, chaque personnage (ou couple de personnage) nous est de suite présenté, par de bref actions, dans de cours paragraphes. Cet incipit m’a un peu déstabilisée, on nous présente de suite une pléthore de personnage que nous devons assimiler rapidement afin de comprendre la suite de la narration, cela n’est pas évident. Personnellement, je m’y suis reprise à deux fois. Néanmoins, une fois rentrée dans l’histoire, je me prise au jeu de la mondanité. Peu importe, finalement, de connaitre les noms de tout le monde, pourvu que nous connaissons les principaux, c'est-à-dire  Nina et Adam.
L’auteur nous entraine dans une société où toute apparence est importante et où seul la mondanité semble régner, quitte à devoir nuire à la réputation de sa famille (comme c’est le cas pour Miss Brown). C’est donc la réputation des personne qui fait la société mondaine de ce Londres d’avant guerre, comme en témoigne la présence d’un Babillard, journaliste narrant (ou inventant) les faits passés entre les membres de cette société (notamment lors des soirée), pouvant tout aussi bien fustiger une famille, comme son contraire. Le mariage, quant à lui, ne peut s’effectuer sans un pécule important d’argent, cette société préféra de loin l’argent aux sentiments amoureux en ce qui concerne la question du mariage, elle est de ce fait corrompue.
Ce que j’ai le plus aimé, c’est sans aucun doute, les expressions, anciennes expressions, comme « Tu es tout gaz » signifiant que la personne à qui nous nous adressons est soûle, ou encore l’expression intempestive de « chou » désignant quelque chose de mignon.
Dans le 4éme de couverture, on nous parle de soirées « ignobles à Paris » ou encore de bals « comique en Ecosse ». Il faut le savoir, et ce fut un gros point de déception, qu’elles ne sont pas narrées, ces soirées ne sont qu’évoquées lors d’une seule et unique phrase. Et lorsque Nina et Adam se retrouve à une soirée, nous avons affaire à une ellipse temporaire, Adam devient subitement « gaz » et nous le retrouvons à son réveil.
Petit bémol à propos de l’exemplaire que j’ai reçut, il y avait un défaut d’impression, c'est-à-dire que la fin était située au début du roman. J’espère que cette erreur ne s’est pas retrouvée sur des exemplaires vendus, je ne me plains pas, car cet ouvrage, je l’ai reçut en partenariat J.


Pour qui s’adresse ce roman ? A ceux qui ont aimé Gossip Girl, Babillard pourrait être assimilé à GossipGirl. Aux amoureux du Londres d’avant guerre (quoi qu’il n’y a que très peu de description de la ville, il y a certes un lieu, mais ce lieu aurait put se situer n’importe où).

Les plus : Une dérision de la société qui perd de ses valeurs morales au profit de l’argent et des apparences.
Les moins : Un début difficile, des soirées non narrées.

Note : 6/10