mercredi 21 mars 2012

Hunger Game,Suzanne Collins

Hunger Games, phénomène littéraire de ces derniers mois, il était évident que pour être IN il fallait avoir lu ce livre, surtout qu'il est sorti hier au cinéma. Je me suis donc procuré ce bouquin, et j'ai commencé ma lecture avec autant d'aprioris que ceux que j'avais pour la saga Twillight. Déjà, le résumé me faisait étrangement penser à Battle Royal dont j'avais vu quelques extraits. Et bien, malgré tout cela, j'ai plutôt aimé ma lecture, voire même adoré. 

Tout commence au sein du district douze de Panem, un royaume (état ?) gouverné par le capitole, jusque là rien d'original, les romans jeunesses abordent souvent le thème d'une dictature. Dans ce fameux district nous retrouvons Katniss (l’héroïne) et sa famille, ainsi que des personnages comme Gale, le meilleur ami de Katniss avec qui il partage des parties de chasses dans la forêt. Ces dernières sont interdites par le gouvernement, mais les pacificateurs du district (pouvant être assimilés à la police) ferment les yeux sur ce type de pratique (ce qui n'est pas le cas dans tous les districts). La narration débute le jour des Moissons, jour particulier pour tous les jeunes de 11 à 18 ans. En effet, afin de renforcer son pouvoir et de rappeler aux districts l'extinction du district treize (anéantis par le gouvernement en place suite à une révolte), chaque district doit offrir au pays deux jeunes (tirés au sort) : une fille et un garçon, qui devront s'affronter dans un combat à mort dans une arène (le dernier survivant est déclaré vainqueur). 
Bon, on se doute bien que notre héroïne fera parti du jeu, sinon, l'histoire n'a pas lieu d'être. 
Au niveau de la narration, on retrouve seulement le point de vu de Katniss, le récit est simple, il y a une redondance du "je", il y a donc une facilité d'identification au personnage. Katniss ne ressemble en rien aux topos de l’héroïne de la littérature jeunesse, je la compare notamment à Bella de Twilight, elle semble forte, elle n'a pas besoin d'homme pour la soutenir, elle a réussit à protéger sa famille en lui apportant de quoi survivre, elle a su survivre au deuil de son père. Mais je n'ai pas aimé ce côté de caractère, trop mit en valeur à mon goût, même si c'est toujours préférable à un personnage comme Bella : vide. 
L'histoire est haletante, à chaque fin de chapitre nous avons envie d'en savoir plus, c'est un véritable page turner (comme on dit), l'univers de Panem est riche, chaque district possède quelque chose qui lui est propre, et le capitole regorge de fantaisie (qui m'a vaguement rappelé La Croisés des mondes). 
C'est une lecture divertissante, non prise de tête, qui peut nous faire voyager dans un monde imaginaire. 

En bref : j'ai bien aimé cette lecture qui m'a entraînée dans un monde nouveau, une jolie pause entre deux romans classiques qui fait du bien.

Points positifs : Un monde entraînant, une histoire palpitante.
Points négatifs : Des stéréotypes qui m'ont gênée (moi pauvre, donc forte et intelligente vs gens riches du capitole idiots)

4 commentaires:

Sybille a dit…

Ah contente de voir que tu as aimé, j'ai aussi bien aimé cette lecture mais ce qui m'a un peu dérangé, c'est l'idée en elle même : il faut être un peu tordu pour imaginer 24 gamins s'entretuer quand même !

Mais bon, ça reste une fiction donc c'est vraiment sympa :)

Tanane a dit…

Oui mais vu que je fais des études longues, j'ai accès au Celsa. 2500€ en moyenne pour le salaire débutant, du premier emploi (presque la moitié sont en CDI, trouvés dans les deux mois en sortant de l'école, si ce n'est que c'est à la suite du stage). Quand je lui ai annoncé cette somme, elle a dit "c'est bien." alors que ça représente deux fois plus que ce qu'elle gagne. Je ne comprends ce rapport à l'argent qu'elle a.

Les études, ça a des contraintes, bien évidemment. Et de toute manière, je ne loupe jamais aucun cours (j'ai séché intentionnellement une seule fois dans ma vie), donc ça n'a pas un grand impact sur ma vie scolaire de toute façon.

Mais quoiqu'il en soit, je n'arrive pas à comprendre comment elle peut ne pas le vivre comme un soulagement. D'accord, j'aurais pu gagner plus si j'avais travaillé, mais en attendant, ça représente la moitié de son revenu actuel, c'est pas négligeable tout de même. Elle n'aura plus rien à me payer (je parle des sorties, des fringues, des bouquins, les "extras" quoi, et évidemment pas de mon hébergement ni de ma bouffe lorsque je mange chez moi). Ca me fait de la peine de me réjouir et de voir ma mère en mode osef comme ça. En fait, ça me fait de la peine tout court de ne la voir jamais heureuse.

Concernant le simili, je ne savais pas mais d'un côté, ça ne m'étonne pas. Mais une veste en vrai cuir, c'est beaucoup trop cher... Et de toute façon, la peau n'est pas en contact direct avec le simili vu qu'il y a une doublure et tout non ? Mais maintenant que je sais ça, je vais éviter les chaussures en simili, histoire de pas puer des pieds, héhé.

Tanane a dit…

Oula en relisant mon commentaire, je viens de voir que je me suis exprimée comme un caca en répétant les "toute façon" et les trucs qui ne veulent rien dire.

Donc je voulais dire, entre autres, "presque la moitié sont en CDI, trouvés dans les deux mois en sortant de l'école, à moins que ce soit à la suite du stage"

Bref, je suis malade comme un chien, pardonne moi.

Alicia a dit…

Je viens de relire HG à l'occasion de la sortie du film :)