mardi 4 septembre 2012

Barbe Bleue, Amélie Nothomb

Chaque fin d'été annonce la rentrée littéraire, et comme chaque année Nothomb nous fait découvrir son nouveau roman, comme chaque année il arrive à rejoindre ma bibliothèque, comme chaque année j'éprouve une légère déception. 

Barbe bleue reprend le conte de Perrault, on y retrouve la richesse du personnage (ici nous avons affaire à un aristocrate Espagnol), mais également la disparition mystérieuse de ses épouses. Dans la version, modernisée, d'Amélie Nothomb, il n'y a pas d'épouse, mais des colocataires. En effet, Don Elemirio Nibal y Milcar, homme retiré du monde, recherche la compagnie des femmes, sans pour autant les épouser ou quitter son cocon douillet, sa solution fut de trouver des colocataires, exclusivement féminines, pour ce faire, il propose à la location une chambre au sein de son somptueux appartement pour seulement 500 € mensuel. Une aubaine ! C'est exactement ce que se dit Saturnine qui décide de quitter la chambre qu'elle occupe à Marne la vallée chez une de ses amies. Mais bien des pièges viennent troubler ce bon plan : le propriétaire des lieux possède une bien mauvaise réputation, ces anciennes colocataires, toutes féminines ont toutes disparues mystérieusement, la présence d'une pièce interdite (appelée la chambre noire) interpelle notre protagoniste. 

On retrouve, dans ce 21éme roman de l'auteur, des personnages aux noms extravagants, de nombreux dialogues, une fin surprenante et rapide, des termes peu utilisés ponctuent le récit. Pendant ma lecture, je n'ai pas pu me détacher de mon souvenir d'Hygiène de l'assassin, on y retrouve également un personnage féminin qui, par le biais (truchement, comme l'utilise si souvent Nothomb) du dialogue arrive à percer les secrets macabres de son interlocuteur. 

Néanmoins je reste sur ma faim, une lecture beaucoup trop rapide (gros caractères, des pages beaucoup trop aérées par des blancs typographiques), et le sentiment de me faire rouler (16,50 € pour environ deux heures de lecture), j'attend encore un roman qui me transporte, comme ceux que je lisais quand j'étais adolescente, mais je me demande si je n'ai pas aiguisé mes goûts littéraires... 


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